De l’intime à l’universel

Mes images sont comme des histoires qui font la part belle à la poésie, à l’imaginaire, à la nature, au féminin, à la sensualité, aux cycles de vie – germination, croissance, rencontre, rupture et mort.

Je dessine une plongée dans des paysages intérieurs qui donnent à voir des états d’âmes ou des états d’êtres.

Je parle en filigrane de la fragilité des êtres humains, de ce qui les met en relation avec le vivant et avec ce qui les entoure; de vulnérabilité, de force vitale.

Je réinvente des récits hors du temps et détachés des modes, comme une mythologie qui porterait pour les êtres que nous sommes, ces peurs qui sont en moi et bien au-delà.

Rendre singulier

J’invite à aller chercher de la joie pour contrebalancer la peur et la colère qui paralysent; pour se recentrer, se réapproprier notre vie intérieure, nos corps et ce qui nous anime.

Dans mes contes modernes, il y a des enfants et des adolescents rêveurs ou provocateurs, des corps nus, des créatures hybrides, mi-homme mi-animal, des forêts foisonnantes, des îles crépusculaires. Les silhouettes surgissent d’étendues d’encre, nimbées de couleur fluide, réduites à un geste révélateur ou à une position figée dans l’espace.

Je me laisse guider par mes questionnements, le symbolisme qui se niche dans mes dessins jette le pont entre mon imaginaire et l’œil du spectateur.

Creuser et modeler la surface

Je me sens proche de l’imaginaire d’un Maurice Sendak ou d’une Jacqueline Duhême autant que d’un Jérôme Bosch. Matisse, Chagall et le Douanier Rousseau sont passés à travers moi. J’invoque aussi aisément le souvenir en noir et blanc de Richard Davies.

Artiste autodidacte, toujours en quête de nouveaux moyens d’expression, je pratique de nombreux médiums avec une curiosité insatiable : la peinture, le dessin, l’estampe, et depuis 2019, la sculpture sur terre et la céramique. Quel que soit mon support d’expression, ma pratique s’enracine profondément dans le dessin, qui constitue la colonne vertébrale de mon travail.

Être multiple

J’affectionne le travail en série. Parfois surréalistes, parfois expressionnistes, les univers de chacune des parties de mon travail sont souvent éloignés les uns des autres mais sous-tendus par une même démarche. L’art plastique me raccroche toujours à l’humain.

Je me perçois comme un témoin de mon époque; qui rêve, doute, se trompe, rêve encore, se contredit, s’interroge. Je me reconnais dans ce mouvement.

Griffonner sur les murs de l’infini une multitude de visions